« On aurait bien fait un séminaire au ski, mais la moitié des gens ne skient pas. » Nous entendons cette phrase toutes les semaines. Elle part d’une intuition juste et d’une conclusion fausse.
La proportion est normale, pas exceptionnelle
Dans un groupe d’entreprise, il est courant qu’un quart à une moitié des participants ne skie pas. Les raisons sont variées : n’a jamais appris, a arrêté après une blessure, n’aime pas ça, ou tout simplement ne veut pas se retrouver débutant devant ses collègues.
Ce dernier point mérite qu’on s’y arrête. Le refus du ski est souvent un refus de l’exposition, pas du sport. Personne n’a envie de tomber en boucle devant la direction. Un programme qui ignore cela met une partie du groupe en difficulté sociale, ce qui est exactement l’inverse du but recherché.
L’erreur classique : l’activité de rattrapage
La réaction instinctive consiste à prévoir « quelque chose » pour les non-skieurs pendant que les autres sont sur les pistes. Une visite, un spa, du temps libre.
Le résultat est toujours le même : deux groupes se forment, avec d’un côté ceux qui ont vécu le séminaire et de l’autre ceux qui l’ont attendu. Le soir, les conversations tournent autour de la journée sur les pistes, et la moitié de la salle n’a rien à y apporter.
Le problème n’est pas l’activité proposée. C’est qu’elle est parallèle.
La règle qui fonctionne
Les temps forts sont communs, le ski est l’option.
Concrètement, cela veut dire inverser la construction du programme. On place d’abord les moments où tout le monde est ensemble, puis on insère le ski dans les créneaux restants — et non l’inverse.
Les moments communs qui marchent :
- Le déjeuner d’altitude. Skieurs et non-skieurs arrivent par la même télécabine. C’est gratuit à organiser et c’est souvent le moment dont on reparle.
- Le biathlon laser. Aucune technique, très compétitif, et le meilleur skieur n’y gagne pas forcément — ce renversement fait beaucoup pour l’ambiance.
- Les chiens de traîneau, la randonnée raquettes, la construction d’igloo : aucune ne demande de savoir skier.
- La soirée, évidemment, qui reste le point culminant du séjour pour tout le monde.
Voir le guide complet des activités de team building sur la neige.
Et pour ceux qui veulent essayer
Une partie des non-skieurs sont en réalité des curieux qui n’osent pas le dire. Prévoir un cours collectif débutants change la donne : encadré par un moniteur, avec d’autres débutants, loin du regard des collègues expérimentés.
Nous mettons systématiquement trois cases dans le recensement, jamais deux : je skie, je ne skie pas, et je ne skie pas mais je veux essayer. La troisième est toujours mieux remplie qu’on ne l’imagine.
Ce que ça change au moment de choisir
Si la proportion de non-skieurs dépasse la moitié, deux ajustements s’imposent au moment de la réservation.
D’abord, le budget des forfaits et du matériel baisse mécaniquement — à condition d’avoir recensé en amont plutôt que d’acheter pour tout le monde par confort administratif.
Ensuite, le choix de la station change. Le domaine skiable devient secondaire ; ce qui compte, c’est l’accès piéton aux points de vue, la présence de sentiers raquettes et la qualité des lieux de vie. Une station-village bat souvent une grande station d’altitude dans cette configuration. Voir les critères de choix.
En résumé
Un séminaire ski réussi n’est jamais un séminaire où l’on ne fait que skier. La neige est le décor et le prétexte ; ce qui fait le séjour, ce sont les moments où le groupe est réuni.
Vu sous cet angle, la moitié de l’équipe qui ne skie pas n’est plus une contrainte : c’est simplement la raison pour laquelle il faut construire le programme dans le bon ordre.
Dites-nous votre part de non-skieurs
C’est l’une des trois informations qui nous permettent de construire un programme juste du premier coup.